samedi 7 janvier 2017

Cuzco et Machu Picsou

27 décembre

Visite touristique et logistique avec le dépôt d'un de nos PC chez un petit réparateur de Cuzco (le disque dur est mort) et prise de RDV pour le lendemain chez Renault pour un diagnostic électronique à la valise (souvenez-vous le tableau de bord s'était illuminé bien avant Noël).

Dans ce garage Renault il n'y a que des Master 3 phase 1 exactement comme le nôtre !
Au Pérou, depuis le passage difficile de la frontière à Desaguadero, nous croisons pléthore de Master 3 minibus et les gens au bord de la route nous font signe en nous prenant pour l'un d'eux.

Nous visitons au passage Cuzco, ses fondations en grosses pierres incas bien assemblées, son artisanat, ses marchés.



Les fameuses fondations incas 

LA pierre à 12 faces, et sur 2 mètres de profondeur
Ajustements parfaits, sans mortier


Des japonais bien dans le tempo

Du cuy à midi (se prononce "couille"). Au fait c'est du cochon d'Inde!








Nous attendons nos jus pressés

Pour le nouvel an, c'est sous-vêtements jaunes obligatoires...

On nous explique que c'est pour porter chance pour la nouvelle année


Quand on se retrouve là avec le camion, et que c'est à double sens...et bien on s'amuse!


28 décembre

Nous quittons Quintalala (le camping) à 8h direction le garage Renault.
Nous sommes vraiment bien accueillis, WiFi du garage pour Sandra et les filles qui font l'école dans un petit bureau pendant que je participe au check électronique. Le verdict tombe rapidement, c'est un défaut d'alimentation du turbo dû au manque d'air en altitude.
Le défaut est effacé et nous nettoyons le capteur débitmètre et le filtre à air que pourtant je dépoussière régulièrement...tous les jours dans le Sud Lipez !
Le mécano nous explique que les Master ici ont un programme de calculateur spécifique à l'altitude mais que la reprogrammation coûte 1100€. Nous remettons donc ça aux calendes grecques et en attendant j'appuierai encore moins sur le champignon en espérant que tout ne se rallume pas au coin de la rue. Ah oui ! La facture : 34€ avec le nettoyage extérieur complet du camion en prime...
Vive le Pérou !


Contents d'avoir un Master!
Quel bonheur de se sentir grands dans ce pays...le mécano mesure 1m12!

Oh les vilains défauts!
Les 2 filaments nettoyés du débitmètre d'air
Les filles à l'école


Nous avons quand même une désillusion quant au système des visites des nombreux sites de ruines incas. 3 formules de « boleto turistico » sont proposées, de 20€ pour plusieurs sites valable 2 jours, à 37€ la totale, valable 10 jours.
Nous décidons de ne pas adhérer et de tenter notre chance ailleurs.

Après le petit ceviche du midi dont nous sommes fans, nous prenons la route pour Pisac. Arrêt de rigueur pour que les filles visitent le marché (hyper touristique) et assistent à une distribution de petits cadeaux par la municipalité (les petits péruviens n'ont pas de cadeaux de leurs parents à Noël contrairement aux boliviens).



Pisac

Bivouac tranquille à Lamay quelques 10 kms plus loin, au bord du rio Vilnacota.
60 kms parcourus aujourd'hui.

29 décembre

Au réveil nous sommes entourés de guides péruviens qui reviennent de randonnée le long du chemin de l'Inca. Ils nettoient et rangent tout le matériel loué à leurs clients. Nous sommes à l'un des départs des grandes rando du coin, Salkantay, Chemin de l'inca et compagnie...

Réveil à Lamay

Nous filons aux salines de Maras, hors giron du « boleto turistico ». 10 soles l'entrée (2,80€).

Les salines vues d'en haut

Les salines vues d'en-bas


La source chaude et très salée qui alimente le site
et sa distribution aux milliers de cuvettes

Et toujours des parkings à Master!

Puis nous tentons une entrée au site de Moray où se trouvent les célèbres terrasses concentriques incas qui leur auraient servi de centre d'expérimentation pour leurs cultures.
« Acces denied » sans le boleto, même en tentant le soudoiement !
Demi-tour pour un bivouac sympa au sud de la Laguna Huanypo où, de jour, des hordes de touristes en quad sillonnent les pistes alentour.
80 kms parcourus aujourd'hui.

Le village de Maras

Laguna Huanypo





30 décembre

Dans la matinée les filles visitent une fabrique artisanale de textile à Chinchero.

Le village de Chinchero



Les teintures naturelles

Quelques alpagas donnent leur laine...

... sans doute en échange de quelques "couilles" au déjeuner !

C'est donc équipés de bonnets péruviens que nous retournons à Cuzco pour récupérer notre PC doté quant à lui d'un disque dur tout neuf pour 80€ mais surtout pour passer le nouvel an en compagnie d'autres voyageurs, tous installés au camping Quintalala.
Nous y retrouvons bien sûr les Courtiseurs et faisons connaissance avec la légende vivante des « sixenpiste ». Cette famille-là ne fait pas semblant et je vous invite à la distraction en visionnant leurs vidéos...(sixenpiste.com)
Sont également présents deux autres familles françaises, des allemands, des danois et des argentins.



31 décembre

C'est la fête au village. Nos amis de France, dans notre village, font la fête dans notre maison !
Notre famille, nos amis... ils pensent à nous et nous pensons à eux, ils nous manquent beaucoup !
Nous improvisons un grand apéro entre tous les voyageurs présents avant de nous approcher de la place centrale de Cuzco où est tiré un feu d'artifice. C'est dangereux car des fusées fusent dans la foule et il y a quelques mal en point !

Balade dans un petit marché de Cuzco

Nous y déjeunons
en ayant préalablement choisi notre cuisinière
Nous ramenons de quoi festoyer un minimum


1er janvier

C'est le repos après la fête au village. Nous échangeons histoires et bons plans avec tous ces voyageurs. Les sixenpiste partent pour la randonnée du Choquequirao que leur ont vendu les Courtiseurs, avec selon eux la présence d'OVNI sympathiques (les Courtiseurs commencent à mal tourner !). Au fait...bonne année à tous !

Les voyageurs du Quintalala
Les Courtiseurs offrent une nouvelle coupe (à la scie) à leur camping-car.
La brochette des schtroumpfs voyageurs
Avec les sixenpiste et les courtiseurs


2 janvier

Nous arrivons finalement à nous « arracher » de Quintalala, et cette fois c'est du sérieux, nous allons au Machu Pichu !
Compte tenu du prix prohibitif du train « le plus cher du monde » qui pour 150€ emmène les touristes au pied du Machu Pichu, à Agua Calientes alias « Machu Pichu (prononcez Picsou) pueblo », nous allons emprunter le chemin des pauvres, beaucoup plus long et dangereux.
Heureusement, nous sommes riches en temps !
Il faut d'abord parcourir 180 kms de route (en 7h) jusqu'à Santa Maria. Il y aura entre autre l'effrayante traversée du village d'Ollantaytambo où Sandra a failli être écrasée par un péruvien en auto alors que nous étions bloqués dans un capharnaüm mécanique au milieu du bourg.
Nous passerons la nuit devant le commissariat de Santa Maria.

Ollantaytambo où Sandra a failli se faire écraser


La route vers Santa Maria


Les torrents traversent la route



3 janvier

Au réveil, 35 kms de piste étroite à flanc de montagne nous attendent, style route de la mort.
C'est un peu dangereux mais nous survivons jusqu'à hydroelectrica (atteint en 2h30) où nous parquons le camion chez un chanceux du business puisqu'il dispose d'un resto pour pauvres et d'un parking pour pauvres à 4,20€ la nuit mais bondé !

La piste jusqu'à Santa Theresa



La suite ? 2h30 de marche à slalomer entre les rails du train qui emmène les moins pauvres de hydroelectrica à Machu Picsou pueblo pour 30€ (les locaux payent 1€).
Là encore nous survivrons grâce aux trains qui s'annoncent en permanence du fait de l'affluence des pauvres piétons...Cerise sur la gâteau le trajet est plat !

Non les filles ! On y va à pieds...





16h30 nous arrivons à Machu Picsou pueblo, accueillis par un jeune péruvien qui nous fait miroiter son hôtel nickel et pas cher. Nous le suivons et constatons qu'effectivement c'est pas cher...Nous allons donc voir ailleurs et pour pas mieux nous nous installons.
Achat des billets (en espèces seulement off course) pour la visite du lendemain, 43€ par adulte et 22 pour les ados de moins de 17 ans.
Dîner dans le bourg où les rabatteurs font leur job...et où on ressort avec une impression mitigée...Mais le serveur qui parle français nous renseigne sur le fait que les quelques 500 000€ journaliers que génère le site disparaissent dans la nature alors qu'ils auraient bien besoin d'un petit hôpital par exemple...

Nuit agitée dans l’hôtel qui propose le « sons et lumières » pour les pauvres.

Arrivée à Machu Picsou village, alias Aguas Calientes


4 janvier

Réveil 8h car nous avons préféré laisser 4500 personnes s'agiter avant nous.
Pour les pauvres, 1h30 de montée en escalier pour accéder au site (pour les moins pauvres c'est le bus). Comme le sort s'acharne toujours sur les pauvres, la pluie s'invite. Mais nous sommes en forme et avalons les 600m de dénivelé en 45 minutes.



Sur site, les dieux incas font tomber la pluie sur les pauvres et pas sur les riches...
Peu importe, nous ferons le tour en 3 heures au milieu des nuages et des milliers de touristes, sous nos panchos, avant de repartir dare-dare au camion via les 3 heures de marche réglementaire sous la pluie.













Bref, vous aurez compris que notre visite du Machu Picsou nous aura laissé un petit goût amer.
Mais nous étions prévenus et avons quand même décidé d'y aller. A chacun de voir !
Nous partons pour 10 "petits" kilomètres de piste dormir sur la place de Santa Theresa car demain nous entendons bien profiter des thermes locaux!


5 janvier

Les thermes de Santa Theresa, 10 soles l'entrée pour un vrai bonheur simple.
4 bassins d'eau douce dont la température varie de 38 à 34°C pour ceux qui la trouveraient trop tiède..., avec vue sur les montagnes survolées par les condors.





Après 5 bonnes heures à patauger, il est temps de rentrer à Santa Maria par les 2h de route de la mort.








Une famille avec enfants et cochons dans la remorque, la grosse dame râle de devoir s'écarter!

Nuit difficile à Santa Maria à cause de la chaleur moite.


6 janvier

Retour à Cuzco en 7h, 180 kms, pour échouer dans une station service juste avant la nuit.
Demain nous entamerons la route transversale qui rejoint l'océan.



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